La Constitution du Burkina Faso est suspendue | L’armée semble divisée

Ce n’est pas le Chef d’Etat Major de l’Armée mais le commandant adjoint de la Garde présidentielle qui a prononcé un discours sur un ton révolutionnaire sur la place de la nation.

place de la nation

« Personne ne va voler cette victoire », « toutes les décisions importantes seront prises ici  » place de la révolution  » », et « pas dans les bureaux ». « Vous aurez l’occasion de dire si vous n’êtes pas d’accord »

Ces paroles, scandées comme celle du départ de Blaise Compaoré ont été accueillies par des acclamations.

Mais l’annonce de la suspension de la constitution ne nous dit pas qui va être aux commandes dans les mois à venir. L’armée ? Le Général Honoré Traoré ? Mais quelle armée ? Après les annonce successives du Général Traoré, c’est le Lieutenant Colonel Zida, du régiment de sécurité présidentielle qui s’exprime à la façon de Thomas Sankara, comme s’il ne reconnaissait pas l’autorité du patron. Si l’armée se divise de la sorte, on risque un embrasement à Ouagadougou et peut être même dans tout le pays.

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